Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer et comment affecte-t-elle notre cerveau : tout sur cette maladie

  Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer. Cette maladie affecte une personne sur dix de plus de 65 ans. Le risque de souffrir de cette maladie augmente avec l’âge. La maladie commence lentement. Elle affecte premièrement les zones du cerveau qui contrôle la mémoire, la pensée et le langage. Les personnes qui sont atteinte de la maladie d’Alzheimer peuvent avoir des difficultés pour se rappeler des événements récents, les noms et les visages des personnes qui leurs sont chères, elles peuvent égarer leurs affaires ou même se perdre dans un lieu connu. Cette maladie finit par affecter gravement la capacité des personnes pour effectuer leurs tâches quotidiennes. Dans cet article, nous vous révélons ce qu’est la maladie d’Alzheimer, comment elle affecte le cerveau, quels sont ses facteurs de risques et quelle est son évolution.

Qu'est-ce que la maladie d'Alzheimer?
Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ? Photo by Clément Falize, Unsplash.com

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ?

La maladie d’Alzheimer est une maladie associée à la démence qui occasionne des problèmes de mémoire, de la pensée et du comportement chez les personnes qui en souffrent.

Comme la maladie d’Alzheimer affecte le cerveau

Les premiers symptômes commencent dans le cerveau à un niveau microscopique, et seront reflétés par des pertes de mémoire. Le cerveau est composé de millions de neurones connectés les uns aux autres et qui communiquent entre eux. Il existe des groupes de cellules spécialisées pour aider et entretenir les autres cellules, d’autres qui contribuent à la mémoire, à l’apprentissage, etc… La zone du cerveau qui est principalement chargée de la mémoire se nomme l’hippocampe.

Les recherches démontrent que la maladie d’Alzheimer produit une détérioration de certaines parties de ces cellules qui contribuent à la mémoire et à l’apprentissage. Bien qu’il n’y ait toujours pas de certitude sur la provenance exacte du problème, il est certain qu’un mauvais fonctionnement de ces cellules entraîne des conséquences dans divers zones du cerveau, dû aux multiples connections neuronales qui existe dans notre cerveau. Au fur et à mesure que la maladie se propage, les dégâts dans les cellules s’étend et celles-ci cessent de remplir leurs tâches, et généralement meurent. Avec le temps, le cerveau se “rétrécie”, ce qui affecte quasiment toutes ses fonctions.

Relation entre Alzheimer et démence

L’Alzheimer est la forme la plus connue de démence, du fait qu’elle représente entre 60 et 80% des cas de démence. Démence est un terme général que nous utilisons pour décrire la perte de la mémoire et la détérioration cognitive.

Qu’est-ce qu’une démence ? Auparavant, on utilisait le mot démence pour définir “une défaillance ou une pathologie dans l’intelligence d’une personnes”. Ce terme a été très stigmatisé pendant beaucoup d’années par les personnes qui souffrent de démence. Aujourd’hui, étant donné l’avancement dans les recherches sur le sujet, démence signifie la perte ou la détérioration de la capacité cognitive (la capacité de se rappeler, d’apprendre ou de penser). Ainsi, une personne qui souffre de démence se verra affectée dans plusieurs de ces capacités et habilités, même s’il avait ces capacité ou habiletés avant de contracter la maladie. Cette détérioration ou perte de certaines habiletés suppose que la personnalité de la personne qui souffre d’Alzheimer peut changer.

Vieillesse égale Alzheimer ?

Il existe une relation entre l’âge et l’Alzheimer, mais cela ne veut pas dire que ce soit le seul facteur qui entre en compte dans le développement de cette maladie. Selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) la démence (la démence en générale, pas uniquement Alzheimer) affecte environ 10% de la population de plus de 65 ans, un chiffre très élevé pour la population de personnes âgées, comme nous le verrons par la suite. Dans ces 10% de personnes atteintes de démence, la plus fréquente est Alzheimer.

Bien que la maladie d’Alzheimer soit en étroite relation avec l’âge, ce n’est que l’un des facteurs de risque. À partir de 65 ans l’incidence d’Alzheimer est beaucoup plus grande, et plus on avance dans l’âge, plus le risque est grand.

Toutefois, une vieillesse normale n’a pas les mêmes symptômes que l’Alzheimer, la maladie d’Alzheimer est une pathologie qui existe à différents âges et qui a les mêmes symptômes chez les personnes âgées que chez les plus jeunes.

Vieillesse égale démence ?

Non, ce n’est pas la même chose. Il est vrai qu’il assez difficile de distinguer entre une vieillesse normale et une vieillesse pathologique, mais la clé est que la démence affecte les personnes qui en souffrent dans leur vie de tous les jours. Nous pouvons ainsi dire que dans la démence, la maladie d’Alzheimer ou une autre, il y a une détérioration cognitive qui entraîne une désadaptation sociale qui avec les années affectera ces personnes allant jusqu’à les priver de l’usage du raisonnement. Dans la vieillesse normale, cela n’arrive normalement pas, car selon une étude environ 80% des personnes âgée ne souffrent pas de perte de mémoire significative (par exemple, une personne âgée qui ne souffre pas d’une pathologie cognitive n’oubliera pas comment faire pour rentrer à la maison ou qui est sa femme), ni ne souffrent pas d’autres symptômes de démence.

Lors d’une vieillesse normale, la détérioration physiologique est minimale chez les personnes en bonne santé, surtout avant d’atteindre les 70 ans. Il est possible que lors d’une vieillesse normale il existe certaines “infirmités” dues à l’âge, comme des petites pertes de mémoires sur le court terme ou une plus grande difficulté pour réaliser certaines tâches, mais cela est tout à fait normal et parfois même les symptômes peuvent être plus objectifs que ce qu’ils semblent pour la personne. Chez les personnes qui souffrent de démence, les proches se rendent vite compte de ce qu’il se passe, et souvent les personnes qui souffrent de ces pertes de capacités cognitives, comme l’adaptation, les capacités sociales et professionnelles, se voient affectées par la pathologie dans leur vie de tous les jours d’une manière importante.

Est-ce que la maladie d’Alzheimer peut affecter des personnes jeunes ?

La maladie d’Alzheimer précoce existe, bien qu’elle n’affecte que 5% des personnes qui souffrent d’Alzheimer. La maladie peut commencer à se développer vers les 40 ans, mais l’Alzheimer précoce à plutôt tendance a commencer entre 50 et 60 ans.

Le diagnostic précoce peut prendre plus de temps pour le médecin, car même si les symptômes peuvent ressembler ou même être identiques à ceux de l’Alzheimer normal, une personne de 30 ou 40 ans a beaucoup moins de chance de souffrir de cette pathologie, ce qui rend presque impossible le fait de la diagnostiquer dès le début de la maladie. Dans l’Alzheimer précoce, les personnes peuvent être même plus affectées par la maladie, car il est possible qu’ils aient des enfants en bas âge et qu’ils soient encore totalement incorporé dans le monde du travail. Les études révèlent que les personnes qui souffrent d’Alzheimer précoce peuvent souffrirent d’une plus grande confusion et peuvent expérimenter des symptômes affectifs d’une plus grande intensité.

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Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ?

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer et comment affecte-t-elle la vie des personnes qui en souffrent ?

La maladie d’Alzheimer, qu’elle soit précoce ou non, est la démence la plus répandue et a généralement un diagnostic de 7 à 10 ans. Cela n’est qu’une approximation statistique, car en effet la maladie d’Alzheimer peut évoluer rapidement (de 2 à 4 ans) ou lentement (environs 15 ans).

Évolution de la maladie d’Alzheimer

Au début, dans la maladie d’Alzheimer, les personnes commencent par souffrir des pertes de mémoires à propos de nouvelles choses qu’elles ont apprises récemment, affectant donc en premier lieu l’apprentissage. Au fur et à mesure que la maladie progresse des symptômes plus graves commencent à apparaître dans le comportement de la personne, tout comme dans son moral. L’évolution la plus fréquente est que la personne va avoir de plus en plus de confusion par rapport à l’enchaînement des événements, oublient des lieux habituels ou confondent les heures de faits qui se sont produit il y a peu de temps.

Finalement, surtout chez les personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer depuis moins de dix ans, la détérioration se produira dans les choses les plus basiques comme avaler, marcher, penser avec cohérence, etc… Il leur deviendra difficile de nommer des objets familiers, de se rappeler des personnes ou de dire les mots adéquats avec lesquels ils souhaiteraient s’exprimer. Les personnes qui souffrent de cette maladie peuvent avoir des difficultés pour se rendre compte qu’elles ont un problème, ainsi qu’il est assez commun que ce soit les proches qui se rendent compte de la détérioration cognitive dont ces personnes souffrent.

Qu’est-ce que la maladie d’Alzheimer ? Processus évolutif et différents stades

La maladie d’Alzheimer est une démence qui affecte la pensée, le comportement et la mémoire. Néanmoins, cette maladie doit être classer selon ses différents stades d’évolution. Afin de bien comprendre e qu’est la maladie d’Alzheimer, il faut savoir qu’il existe différents stades de la maladie, et que cette maladie suit donc un processus évolutif :

1. Premier stade (phase initiale) :

Cette phase initiale se présente généralement dans les 2 à 4 premières années de la maladie. Les principaux caractéristiques présents sont les défaillances de la mémoire à court terme. Certains changements dans la personnalité commencent également à apparaître : les proches affirment souvent que ces personnes deviennent apathiques, discourtois, qu’elles font parfois les choses sans envie et qu’elles sont rigides. De plus, dans cette phase, les malades peuvent encore être conscient de ce qu’il leur arrive, et qu’il se rende ainsi eux-mêmes compte de la détérioration cognitive dont ils souffrent et de la perte de leurs facultés. Cela augmente la possibilité d’avoir des troubles affectifs, généralement la dépression et les pensées hostiles. Dans cette phase des actions comme la stimulation cognitive pour les personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer peuvent être entreprises.

2. Deuxième stades (phase modérée) :

Cette phase dure généralement de 3 à 5 ans après le début de l’évolution de la maladie. Des détériorations autant pour la mémoire rétrograde que pour la mémoire antérograde se produisent alors. La capacité de jugement et celle de penser des pensées abstraites sont également détériorées. Il se peut que les personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer dans sa seconde phase donnent des réponses illogiques ou vraiment très stéréotypées quand on leur pose des questions. Par contre la capacité de lire par exemple peut n’être que très peu détériorée durant cette phase. Dans ce stade deux de la maladie les symptômes qui touchent la personnalité vont s’aggraver, et en plus de souffrir de dépression, il est possible que ces personnes développent des symptômes psychotiques comme des hallucinations, des délires, etc… Dans ce stade une hyperactivité confuse et d’hallucination est observée, il est donc important de réaliser une observation exhaustive, car il est possible qu’associé à la démence, la personne souffre de cuadro de delirium (désorientation spatio-temporelle très prononcée).

3. Troisième stade (phase avancée) :

La durée varie selon différent critères : la célérité avec laquelle les traitements des problèmes associés ont été mis en place, l’intensité avec laquelle à évoluer la maladie, ainsi que les soins d’assistance. Dans cette phase, les personnes peuvent être incapable de se reconnaître elles-mêmes dans le miroir. Les chutes et les fractures sont très fréquentes. Finalement, le troisième stade peut finir avec la personne alitée et nécessitant une assistance pour tous les actes de la vie quotidienne les plus basiques. Souvent, l’assistance de la famille ne suffit plus, et il faut recourir à un centre spécialisé.

Certains facteurs de risque en relation avec la maladie d’Alzheimer

Certaines causes de la maladie d’Alzheimer sont connues avec certitudes, d’autres non. Les recherches sur le sujet ont permis de découvrir plusieurs facteurs de risque associé à cette maladie. Ces facteurs de risques sont les suivants :

  • L’âge : le vieillissement est le principal facteur de risque de la maladie d’Alzheimer. La majorité des personnes qui en souffrent sont des personnes de plus de 65 ans, et plus l’âge augmente, plus l’incidence de la maladie augmente. Il existe dans une petite proportion des cas d’Alzheimer précoce, comme nous l’avons mentionné, mais cela reste assez rare.
  • Famille avec Alzheimer : bien que les recherches n’aient pas encore sut répondre pourquoi la maladie d’Alzheimer peut se produire dans une même famille, il existe plus de cas de personnes qui souffrent de la maladie d’Alzheimer qui ont eu des personnes de leur famille proche (frères, parents) qui ont eux aussi souffert de cette maladie.
  • Génétique : Le gène APOE-e4 est le gène facteur de risque le plus commun pour la maladie d’Alzheimer, les scientifiques ont calculé que ce gène contribue à un quart du risque de souffrir de cette maladie.
  • Maladies cardiovasculaires : le diabète, l’obésité, les niveaux élevés de cholestérol à l’âge adulte, la tension artérielle élevée sont certains des facteurs de risque mise en relation par certaines recherches avec la maladie d’Alzheimer.

De plus, d’autres facteurs de risque de la maladie d’Alzheimer ont été mis en évidence, comme l’influence du milieu de vie, l’éducation, ou encore le fait d’avoir souffert plusieurs lésions cérébrale (boxeurs, etc…) peut être mis en relation avec le fait de souffrir plus tard de la maladie d’Alzheimer ou d’u autre type de détérioration cognitive.

Quelle prévalence à la maladie d’Alzheimer dans la population ?

Comme nous l’avons mentionné plus haut, la maladie d’Alzheimer occupe la première place parmi les malades qui souffrent de démences. La maladie d’Alzheimer affecte plus de 6 millions de personne en Amérique du nord, 5 millions en Europe, plus de 8 millions en Asie et 1,5 millions en Amérique du sud. Cette maladie continue de progresser selon l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé), ainsi que de nouvelles investigations sont régulièrement demandées afin de pouvoir détecter cette maladie plus rapidement et d’améliorer la vie de ces personnes et de leurs proches.

Bien qu’il n’existe aujourd’hui pas de traitement pour combattre la maladie d’Alzheimer ou pour retarder son développement, il existe de nombreux médicaments qui peuvent aider à en combattre les symptômes de démences associés à cette maladie, ce qui permet d’améliorer la qualité de vie des personnes qui en souffrent. Alzheimer a un si grand impact sur notre société qu’autant les médecins que les psychologues, ainsi que de nombreux soignants et lieux de vie spécialisés sont nécessaire afin de faire face à la demande et de permettre aux personnes qui souffrent de cette maladie d’avoir une vie un peu meilleure. Espérons que dans un futur proche les recherche continuent d’avancer afin d’améliorer le traitement de cette maladie voir même de pouvoir soigner cette maladie ou de pouvoir prévenir efficacement son apparition.

“Source : Eva Ródriguez Weisz, psychologue de CogniFit en formation continue, spécialisée en thérapie familial.”